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Interview de Frédéric Michalak

Frédéric Michalak

Un mois après un 8ème grand chelem pour les Français lors du Tournoi des VI nations, Frédéric Michalak, à 21 ans, s’est révélé être un joueur clé de l’équipe de France. Champion de France, champion d’Europe et vainqueur du Tournoi des VI Nations, il décroche les titres au fur et à mesure qu’il avance. Ses forces, qu’il perfectionne encore et toujours au Stade Toulousain, n’ont pas fini d’en étonner plus d’un. Fort de sa motivation et de sa jeunesse, Frédéric Michalak revient pour Sport-Avenir sur son parcours, son expérience et son actualité.

 

1- Comment êtes vous arrivé au rugby ?

Le plus simplement qui soit. Mon père jouait à l’époque au rugby à Armonville. Moi, j’étais au bord du terrain et donc à force de le voir jouer, j’ai eu envie de prendre le ballon. C’est ce que j’ai commencé à faire dès l’âge de cinq ans.


2- Vous avez déclaré être un joueur banal il y a de ça quelques années. Quand et pourquoi cela a-t-il basculé ?

Il faut avoir de l’humilité dans le sport donc c’est pour cette raison que j’ai dit que j’étais banal. Je préfère me définir de la sorte plutôt que de penser et dire que je suis le meilleur. Ce que je suis aujourd’hui réellement, c’est un jeune joueur à qui il reste encore des progrès à faire.


3- Vous vous êtes révélé au public français lors de la dernière Coupe du Monde avec l’Equipe de France. On a dit de vous que vous étiez l’un des meilleurs si ce n’est le meilleur demi d’ouverture de la planète. Expliquez pour les novices en quoi consiste votre poste.

C’est par lui que passe tout le jeu, un peu comme le milieu de terrain dans le football. Le demi d’ouverture se voit accorder des responsabilités, c’est en fait lui qui va, en majeure partie, décider sur le terrain des choix de jeu. Quasiment toutes les phases de jeu passent par lui et c’est par lui que les ballons passent. En résumé, il doit faire des choix tactiques.


4- Jouer à un tel niveau demande certainement beaucoup d’entraînement. A quoi ressemble la journée type d’un rugbyman de haut niveau ?

On se lève à 9 heures, ensuite à 10 heures on part pour l’entraînement. Après, à partir de 13 heures, nous avons quartier libre, on s’occupe comme on le désire jusqu’à 18 heures 30. C’est alors la reprise de l’entraînement jusque tard dans la soirée pour finalement rentrer à la maison.
On apprend à gérer notre temps selon nos horaires. Aujourd’hui par exemple, je profite de l’après-midi pour rendre visite à des enfants malades à l’hôpital. Je m’intéresse de près aux causes humanitaires et au monde associatif, c’est un sujet qui me semble primordial et préoccupant.


5- Après votre succès avec l’équipe de France lors du Tournoi des VI Nations, comment vous sentez-vous dans cette équipe ?

On se sent bien et mieux surtout quand on gagne. Juste après la Coupe du Monde, c’était évident, on était un peu déçu. Mais ça fait partie du sport, c’est normal. Au-delà de ça, il y des valeurs indéniables. Il y a un très bon esprit, jeune, dynamique et avec une vraie solidarité entre tous les joueurs de l’équipe. Pour avoir confiance en l’autre et en son partenaire c’est nécessaire ! En rugby comme dans tous les sports de groupe, nous ne sommes bon qu’à travers le collectif.


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