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Interview de Luis Fernandes (1ère partie)

Luis Fernandes

Luis Fernandez débute sa carrière internationale comme milieu de terrain au PSG. Titres et victoires s'accumulent : vainqueur de la coupe de France (1982 et 1983), Champion d’Europe des Nations (1984), 3ème de la Coupe du Monde au Mexique en 1986. En 1992, sa carrière prend un tournant : il devient entraîneur. C’est au PSG, le club de ses débuts, qu’il marque de grands succès : vainqueur de la coupe de France et de la coupe de la Ligue en 1995. En 1996 il apporte le 1er trophée européen à Paris.

 

1- Quelques rappels de dates

Né le 02 octobre 1959 à Tarifa en Espagne.
Milieu relayeur (milieu de terrain)
Entraîneur
Des débuts internationaux A le 10 novembre 1982 (60 sélections et 6 buts) notamment en 86, face au Mexique en Coupe du Monde, en marquant un penalty (Socrates…)

Carrière de joueur :
1978-1986 : Paris SG
1986-1989 : Racing CP
1989-1992 : AS Cannes
Palmarès : 1982 : Vainqueur Coupe de France avec le PSG
1983 : idem
1984 : Champion d’Europe des Nations
1985 : Vainqueur de la Coupe Intercontinentale
1986 : Champion de France / 3ème de la coupe du Monde au Mexique

Carrière de technicien :
Club 1992-1994 : entraîneur AS Cannes
1994-1996 : PSG
1996-2000 : Athletic Bilbao
janv 2001 : PSG
Palmarès : 1995 : Vainqueur Coupe de France avec PSG
Vainqueur de la Coupe de la Ligue 95 avec le PSG
96 : Vainqueur de la Coupe d’Europe des vainqueurs de la Coupe

Après avoir passé deux saisons comme entraîneur au PSG et apporté son 1er trophée européen à Paris en 1996, Luis retrouve donc un club qui lui est « cher ». (03 décembre 2000)
Il y a un rôle plus élargi : pleins pouvoirs sportifs

Championnat : domicile : 38 matches joués : 25 gagnés, 8 nuls
Ext : 38 joués : 14 gagnés, 10 nuls

Coupe de France : Dom : 4 joués, 4 gagnés
Ext : 4 joués, 2 gagnés, 1 nul

Coupe de la Ligue : Dom : 3 joués, 3 gagnés
Ext : 2 joués, 1 gagné
Finale : 1 jouée, 1 gagnée

Coupe d’Europe : Dom : 10 joués, 9 gagnés
Ext : 10 joués, 7 gagnés, 1 nul
Finale : 1 jouée, 1 gagnée


2- Racontez moi votre venue au football ?

Le foot, on y vient très jeune ; Quand on est gosse, on tape dans une balle sans arrière pensée. On ne pouvait pas en avoir car si on prend le football d’il y a une vingtaine d’années, ce dernier n’était pas autant médiatisé. En 1970, j’avais onze ans, c’était la Coupe du Monde au Mexique, et il n’y avait qu’une seule chaîne qui transmettait du football. A l’époque, je n’imaginais pas les retombées que cela pouvait avoir d’arriver à un certain niveau. Je jouais toutes les fins de semaine dans le club de mon quartier. Après l’entraînement j’en faisais deux à trois fois par semaine, après les études évidemment, et puis on y prend goût, on s’améliore et si tu as la chance d’être repéré, tu peux tenter l’aventure dans un grand club…Les mêmes clubs, qui à l’époque faisaient déjà l’actualité.


3- Quel était le club qui a vu vos débuts ?

C’était à Lyon. J’ai commencé dans la banlieue lyonnaise, à l’âge de six ans et jusqu’à mes dix-sept ans. Puis, je suis monté à Paris, dans le centre de formation du Paris Saint-Germain.


4- Comment ce choix a t’il été perçu par vos parents ? Dans la mesure, où vous le disiez vous même, le football n’était pas autant médiatisé ?

Dès le départ, ils ont compris. Issu d’une famille nombreuse (six frères et sœurs). Ma maman a perdu mon père, lorsque j’avais six ans, mes grand-frères n’ont pas fait d’études pour travailler et subvenir aux besoins de la famille. Mes sœurs ont fait de même par la suite mais, ont fait des études et dans l’ensemble, ce sont donc mes frères et sœurs qui ont payé mes études, un CAP de mécanique générale, et après trois ans, je suis rentré dans une usine pour faire autre chose, en tant qu’aide électricien. Comme je travaillais, je ramenais un salaire à la maison et après j’ai eu à partir pour faire des essais et j’ai dû choisir entre travailler et tout ce qui pouvait en résulter pour ma famille et le fait d’intégrer une structure professionnelle, un centre de formation. J’avais besoin de l’aval de ma famille pour faire ce choix. Finalement, ils ont accepté que je fasse ces essais et c’est ainsi que j’ai été pris au centre du PSG.


5- A ce moment là, on gagne tout de suite sa vie ?

Non. Le plus dur commence. Tu rentres dans un esprit de compétition, en concurrence avec d’autres jeunes qui ont ton âge, des qualités, tu sais que tu n’as pas de cadeau à attendre de qui que ce soit. Tu ne gagnes pas grand chose car tes premiers salaires, si je m’en souviens, c’était de l’ordre de 800 francs (environ 120 euros).


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