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Interview de Richard DACOURY (2ème partie)

Richard DACOURY

Richard Dacoury, né à Dakar en 1959, est le sportif français le plus titré, tous sports confondus. De la fin des années 70 jusqu'en 1996, il a été le joueur phare du club de basket du CSP Limoge avec qui il a remporté huit titres de Champion de France, sept Coupes de France, deux Coupes Korac, une Coupe des Coupes et un Championnat d’Europe. Il mit un terme à sa carrière, pour cause de blessure, en 1998 alors qu’il évoluait au Paris SG avec lequel il gagna son neuvième et dernier titre national en 1997. Aujourd’hui consultant basket sur TPS Star, il revient pour Sport avenir sur sa passion pour son sport et sur ses multiples activités post-basket.

 

1- Changeons de sujet, et abordons maintenant votre reconversion. Vous avez eu de nombreuses casquettes depuis que vous avez arrêté la compétition en 98 : directeur sportif du PSG, chargé relation sport sur sporever.com, membre du Comité paris 2008, consultant sur France télévision, et maintenant sur TPS star. Quelle occupation vous a plu ou vous plaît le plus ?

Encore une fois, c’est dur de faire un choix car chaque activité fut différente et passionnante.
Le poste de directeur sportif au PSG a été vraiment intéressant car il y avait un véritable projet de construction et de continuité insufflé à l’époque par l’équipe de dirigeant dont je faisais partie aux côtés de Charles Biétry et Mathieu Ficot. Nous voulions vraiment faire du club de la capitale un grand nom national et européen. Ensuite, il y a eu Sporever, avec Patrick Chêne. Cela a bien marché, et même si le site a évolué dans sa vocation, je crois qu’il est un des leaders dans le domaine de fournisseur de contenu sportif actuellement.
On continue avec le Comité Paris 2008, une grande aventure, très enrichissante. Même si la candidature n’a finalement pas été retenue, cela reste tout de même quelque chose de formidable en terme d’expérience humaine et professionnelle.
Concernant le poste de consultant chez France Télévision, je l’ai toujours occupé en parallèle avec mes autres activités post-basket. Et je devrais commenter le tournoi Olympique d’Athènes en 2004 pour le service Publique.
Aujourd’hui, je commente les matchs de championnat de France de basket pour TPS qui en possède les droits pour les 3 années à venir. Le dispositif mis en place est ambitieux et complet, un journal du basket hebdomadaire sur Infosport, un retour le plus exhaustif possible sur la journée de championnat et, cerise sur le gâteau, le match « phare » de la journée en direct sur TPS Star chaque dimanche à 16 heures. Les résultats d’audience et les avis extérieurs sur notre travail sont plutôt bons, même s’il est encore perfectible. On a une équipe très professionnelle et enthousiaste.


2- Votre nouvelle vie correspond-elle a ce que vous imaginiez lorsque vous étiez encore joueur ? ? ?

Oui et non. Oui, parce que je m’imaginais évoluant dans l’univers du sport, non, parce je n’ai pas activé, aujourd’hui, le métier de kinésithérapeute pour lequel je m’étais formé. Je suis un éternel insatisfait et je cours toujours après LE job qui me fera éprouver autant de sensations que j’ai pu en éprouver dans le sport. Je commence seulement à l’imaginer et à formaliser les contours… !


3- Ne serait-il pas pensable un jour de vous voir coacher une équipe de Pro A ? Une équipe comme, au hasard, le cercle Saint Pierre ? Ou l’équipe de France ? ?

Il ne faut jamais dire « fontaine, je ne boirais plus de ton eau » mais cela me semble peu probable. En revanche mener un vrai projet de développement aux côtés d’un club, d’une municipalité, de partenaires ambitieux, c’est une autre histoire …


4- Si les blessures ne vous avaient pas influencé dans votre choix, auriez vous continué à pratiquer le basket comme un Ostrowski à Antibes (en pro B) ou un Bilba à Cholet (en pro A) à plus de 40 ans ?

Non. Pourtant Dieu sait que j’aime LE JEU ! Mais j’étais au bout du rouleau, fatigué physiquement et mentalement (surtout).
En revanche, je suis très respectueux des choix de Stéphane et de Jim.
Stéphane est sincèrement attaché à son club et il a à cœur de l’aider à recouvrer son standing perdu. C’est pour cela qu’il évolue en proB, alors qu’il a clairement le niveau pour jouer encore, au plus haut niveau national.
Le rôle de Jim à Cholet est tout aussi altruiste. Il est à Cholet pour aider cette jeune et ambitieuse équipe, avec toute son expérience accumulée tout au long de sa très riche carrière et il y réussi parfaitement.


5- Etre basketteur professionnel implique de nombreux sacrifices et un engagement total. Encourageriez ou encouragez-vous vos propres enfants à pratiquer un sport de haut niveau ?

Oui sans aucun doute. Avec la chance, pour ma femme comme pour moi de savoir ce que cela implique et de pouvoir, en connaissance de cause, leurs en parler. L’important n’est- il pas que nos enfants s’épanouissent et le sport ne véhicule-t-il pas des valeurs qui peuvent favoriser cet épanouissement ? Si une telle passion les habitait, nous serions des parents attentifs à leurs donner les moyens de l’exprimer. Mais cela ne pourrait être que leurs choix.


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