Offre d emploi sportConsulter offre d emploisport emploiEmploi et formationOffre d emploi - autre ressourcesemploi sport service

Interview de Céline Géraud (2éme partie)

Céline Géraud

Céline Géraud, ancienne judoka et journaliste de sport actuellement, a passé un Bac Economie en 1986, un Deug Communication au CELSA (Paris Pont de Neuilly) en 1987 et est diplômée du Centre de Formation des Journalistes (CFJ rue du Louvre) avec la formation Sportcom.
Elle a reçu le prix du meilleur reportage sportif catégorie magazine, Prix « Jean Mamère » au «Micro d’or 1997 » et le « Sept d’or » de la meilleure émission sportive pour Tout le Sport.
Elle présente actuellement Tout le Sport sur France 3 (deux fois par semaines), Stade 2, la Piste du Dakar sur France 2/3 depuis 3 ans.

 

6- Vous avez suivi plusieurs fois le Paris-Dakar. C’est un rythme de travail intense. Peu de femmes sont acréditées sur cette manifestation. Vous l’avez été. Pensez-vous que c’est en partie grâce à votre entraînement d’ancienne sportive ?

C’est vrai que peu de femmes y sont allées. Les conditions de travail sont dures. Tu ne te laves pas quand tu veux, tu prends environ une douche tous les trois jours, il n’y a pas de toilettes. Il faut savoir bien gérer sa fatigue parce que tu ne dors que quelques heures, et aussi gérer le stress. Là, mon ancien entraînement de judo m’aide beaucoup. Sur le Paris-Dakar, on est trente à travailler pour France 2-France 3. On vie en otarcie, ce n’est pas toujours évident. Oui, vraiment, le côté zen du judo m’apporte beaucoup. Je pense que c’est une des raisons pour lesquelles j’y suis acréditée.


7- Le journaliste de sport est amené à beaucoup voyager. A part le Paris-Dakar et Sydney, où êtes-vous allée ?

Pour les Jeux Olympiques, je suis allée à Barcelone en 1996, à Atlanta en 1998, et à Nagano en 2000. Je suis partie à Salk Late City pour les « Jeux d’hivers » en 2002. Pour le Mondial de judo, je me suis rendue au Japon en 1995, à Birmingham en 1999 et à Munich en 2001. Sinon, je suis allée au Brésil et au Kiirgiztan pour suivre un « Raid-Aventure ».


8- Dans ces cas-là, vous êtes amenée à travailler avec d’autres journalistes de sports. Comment cela se passe-t-il ? A l’étranger je veux dire.

Il faut savoir bien gérer le décalage horaire. C’est dur parce que que tu fais un direct, que là où tu es il est 21h00 et en France il est 11h00 (par exemple) les gens n’ont pas envie de voir à la télé une présentatrice fatiguée. Ca ne donne pas envie de suivre. Mais d’un autre côté, j’aime bien être dépaysée, avoir du changement dans le travail.


9- Le journalisme de sport est plutôt un métier masculin. Est-ce que ça a été facile pour vous de vous intégrer ?

Franchement je n’ai pas eu de problèmes. On m’a bien acceptée. Il faut dire que j’avais derrière moi un parcours de judoka. J’avais déjà pas mal d’expérience dans le domaine du sport et ça m’a valu le respect de mes collègues. Ce sont de vrais fondus de sport, et le fait de travailler avec quelqu’un qui a fait des compétions et qui a remporté certaines victoires c’est plutôt intéressant. Ils font un peu de sport, plus que moi je pense (elle sourit). Je ne fais plus de judo parce que je n’ai plus le temps avec tout le travail que j’ai, mais je fais quand même du jogging et un peu de natation.


10- Par rapport à ce milieu très masculin, que pensez-vous de la place des femmes en temps que journaliste de sport ?

Il y a déjà quelques femmes qui sont journalistes de sport, mais beaucoup se bloquent à cause d’à prioris. Je donne des cours au CFJ et j’ai plusieurs étudiantes qui voulaient devenir journaliste de sport, mais elles ont ce bloquage qui fait qu’elles se dirigent vers autre chose. Certaines partent dans la communication, d’autres deviennent attachées de presse. Elles se découragent aussi parce qu’il faut galérer au début. Mais c’est normal de galérer. Tu commences forcément par faire des piges. Et puis au bout d’un moment, les résultats sont là et tu es fière de toi. Après ça roule ma poule (elle sourit).


1 1 2 3 3
<< Sommaire interview