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Interview de Bernard Hinault (partie 1)

Bernard Hinault

Bernard Hinault en quelques dates :
Coureur cycliste français (né à Yffiniac, dans les Côtes d’Armor en 1954)
Champion du monde sur route en 1980, il a notamment remporté cinq fois le Tour de France (1978,1979, 1981, 1982, 1985), trois fois le Tour d’Italie (1980, 1982, 1985), deux fois le Tour d’Espagne (1978, 1983), cinq fois le Grand Prix des Nations (1977, 1978, 1979, 1982, 1984). Il abandonna la compétition en 1986.

 

41- Je débute dans ce métier, mais c’est vrai que lorsque j’ai dit que j’allais vous interviewer, j’ai entendu dire que vous n’étiez pas quelqu’un de facile ?

Je ne suis pas toujours facile, mais quand j’ai dit oui, j’ai dit oui. Mais si on me fait un enfant dans le dos, ça ne passe plus. Et c’est sans doute pour cela, que je n’ai pas toujours eu bonne presse. J’ai aussi bien boudé la télévision que certains journalistes. Je n’ai jamais été dépendant de la presse. J’ai toujours respecté ceux qui me respectait. On est sportif de haut niveau avant tout et on n’est pas là pour faire plaisir à la presse.


42- Donc, d’être du côté technique aujourd’hui, c’est un acte volontaire ?

J’ai accepté ce rôle de relations publiques, car cela m’intéressait énormément. Je pouvais rencontrer des gens que je n’avais pas eu l’opportunité de rencontrer lorsque j’étais coureur.


43- Et lorsque l’on vous rencontre, parle t’on de vélo ?

On parle de tout. Les gens ne doivent pas être fatigués lors de cette journée, alors on parle de la vie qui nous entoure.


44- Apportez vous encore un regard technique ?

Non, les gens du Tour aujourd’hui, sont de vrais professionnels. Avant aussi, on me demandait mon avis sur des questions concernant l’amélioration du quotidien du coureur. Il nous est arrivé de faire la grève car les coureurs manquaient de sommeil, donc il fallait réfléchir à cela, mais aussi concernant le ravitaillement...


45- Vous n’êtes pas sans savoir, le drame qu’a vécu le cyclisme, il y a quelques mois : la mort d’André Kivilev. Que pensez-vous de la sécurité des cyclistes ?

On peut toujours améliorer, mais ça fait partie des accidents de la vie. Tous les jours, des gens meurent dans les stades, dans la rue car c’était leur jour… Il n’y a pas plus de risques aujourd’hui qu’il y en avait il y a vingt ans.


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