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Aimé Jacquet : « Je travaille pour le football de demain… » (1)

Aimé JACQUET

(première partie)Aimé Jacquet, l'homme qui a mené en 98 les bleus à la victoire n'est plus sur le terrain mais travaille toujours pour le compte du football. Après avoir déposé sa casquette d'Entraîneur d'Equipe de France de Football, il s'est aussitôt remis au travail. Aujourd'hui, Directeur Technique National, il revient pour Sport-Avenir sur les moments fort du Mondial 98 et nous en dit un peu plus sur sa fonction actuelle...

 

1- Sport-avenir :Vous avez un palmarès remarquable en tant qu’entraîneur, il ne faut pas oublier pour autant que vous avez débuté en tant que joueur… Pendant la saison 1958-1959, vous jouiez avec votre bande de copains à Sail sous Couzan… Quels souvenirs gardez-vous de cette époque ?

Aimé Jacquet : C’était la jeunesse, l’insouciance… Tout le village était concerné par le foot ; non seulement tous les garçons y jouaient, mais l’instituteur était dans le coup et le cordonnier faisait fonction d’entraîneur ! Les déplacements en car étaient épiques, on rentrait de match pour aller au bal, c’était la fête. Une époque révolue, mais quelle époque !


2- S.A : En 1973, vous rejoignez l’OL, puis c’est en 1976 que vous devenez pour la première fois entraîneur… Comment s’est opéré ce changement de profil ?

A.J : Je pense que j’ai longtemps eu le goût de prendre des initiatives, d’encadrer les autres. Encore joueur j’ai passé les différents échelons du diplôme d’entraîneur et lorsqu’après une grave blessure, j’ai senti que ma carrière touchait à sa fin, j’étais prêt à passer le cap.


3- S.A : Vous êtes arrivé au sommet de votre carrière d’entraîneur, quelles sont ,selon vous, les qualités requises pour devenir entraîneur ?

A.J : Etre entraîneur c’est bien sûr, posséder un bagage très complet, qui s’acquiert au fil des stages de formation des cadres techniques, mais c’est aussi avoir le goût, l’envie de transmettre son savoir, de faire adhérer un groupe de joueurs à un projet et de gérer ce groupe, en étant à son écoute, tout en lui imposant des règles claires de fonctionnement. Mais c’est plus simple à dire qu’à faire !


4- S.A : Le 16 février 1994, vous devenez entraîneur de l’équipe de France de football, quelles étaient à cette époque vos ambitions pour l’équipe nationale ?

A.J : Il fallait déjà remobiliser les troupes, car n’oubliez pas que nous venions de vivre le pire cauchemar du football français avec ces deux défaites invraisemblables, au Parc des Princes, contre Israël et la Bulgarie, qui nous privaient du Mondial 94. On était au fond du trou et il n’y avait, à ce moment là, qu’un impératif : se qualifier pour l’Euro 96 en Angleterre. C’était un passage obligé sans lequel rien n’eut été possible en 98.


5- S.A : En juin 1996, vous avez à gérer un grand tournoi, celui de la coupe d’Europe. Quelles leçons en aurez-vous tiré pour remporter, deux ans plus tard, la Coupe du Monde ?

A.J : C’était, je l’ai dit, un passage obligé. Pour moi le premier, mais aussi pour chacun dans le groupe. J’en ai tiré des leçons très utiles et notamment, que je devais étoffer mon staff. Je ne pouvais pas prétendre tout faire tout seul. Côté médical aussi, on a vu qu’il nous fallait un kiné de plus… bref, ce fut une répétition précieuse.


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