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Le Roi des tatamis, c'est lui
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David Douillet
Quadruple champion du monde, champion olympique, champion d’Europe, champion de France de judo, David Douillet est un des sportifs préférés des français. Depuis qu’il a cessé sa carrière de judoka, ce jeune retraité des tatamis ne chôme pas : parrain de l’opération "pièces jaunes", consultant sportif pour la télévision, etc. |
| 6- 6. : Quel conseil donneriez-vous à ces jeunes qui vous ont comme exemple, pour percer dans le sport ? |
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D.D. : Avant tout d’être très affectif. Pour être compétiteur il faut être affectif, il faut être amoureux de sa discipline et de la compétition. Il faut avoir deux amours et il faut que ces deux amours soient très fortes pour que cela marche. Il faut être plus que passionné ! Ça doit être dans vos tripes, quasiment faire partie de votre code génétique. Mentalement parlant c’est dans cette idée là.
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| 7- 7. : Vous êtes tellement connu en France, et un peu partout dans le monde, que vous avez votre statue de cire au musée Grévin. Vous êtes allé la voir ? |
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D.D. : Oui, c’est marrant.
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| 8- 8. : Et cela vous fait quel effet d’être aussi populaire ? |
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D.D. : Rien. Non, parce que cela n’a pas été mon moteur, je n’ai pas fait de la compétition dans le judo pour être populaire. J’ai fait cela pour assouvir un rêve d’enfant. La célébrité est un plus, un plus qui est souvent très agréable et formidable mais quelques fois aussi, mais pas souvent heureusement, peut être déstabilisant et déroutant. Donc il faut gérer cela le plus simplement possible et surtout garder la tête froide. Savoir qui on est réellement, d’où on vient et garder son identité, ne pas la disperser pour s’évaporer en ne sachant plus qui l’on est exactement.
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| 9- 9. : Vous parliez de rêve d’enfant, et l’implication que vous avez aujourd’hui dans les associations caritatives, on pense à l’opération pièces jaunes, est-ce pour permettre de rêver aux enfants hospitalisés ? Est-ce la suite de votre combat ? |
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D.D. : Oui, c’est à la fois ça et bien autre chose donc dans cette partie là c’est pour tenter d’expliquer de montrer, même sans mot ni parole que tout est possible pour peu que l’on ait un rêve et qu’on s’y attache. Et bien autre chose parce qu’à l’époque où l’on m’a proposé d’être le parrain de l’opération pièces jaune, je sortais de l’hôpital après un accident de moto, j’étais sensibilisé au milieu hospitalier, et puis j’étais jeune papa. Donc le fait d’avoir vu des enfants à l’article de la mort dans les services de pédiatrie, ça a été quelques chose de déterminant dans ma position, et cela est devenu une espèce de vocation, c’est quelque chose qui va au delà de tout ce que l’on peut considérer comme action, comme prise de position, c’est évident.
Propos recueillis par Frédéric Khakhal pour le Groupe Espace Sport
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