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Le Roi des tatamis, c'est lui

David Douillet

Quadruple champion du monde, champion olympique, champion d’Europe, champion de France de judo, David Douillet est un des sportifs préférés des français. Depuis qu’il a cessé sa carrière de judoka, ce jeune retraité des tatamis ne chôme pas : parrain de l’opération "pièces jaunes", consultant sportif pour la télévision, etc.

 

1- 1. : Quadruple champion du monde, plusieurs fois champion olympique, champion d’Europe, champion de France, avec ce palmarès vous ne pouvez avoir que de bons souvenirs de vos compétitions ?

David Douillet.: Vous savez la compétition c’est comme une histoire d’amour en fait, il y a des moments extraordinaires et d’autres moins extraordinaires, c’est ce qui fait toute sa beauté. Les échecs, comme les victoires, sont de manière différente mais à leur juste place, extraordinaires, et tellement riches en enseignement.


2- 2. : Si vous deviez garder un souvenir de votre carrière d’athlète, ce serait lequel ?

D.D. : Il y en a eu plusieurs. Vous savez c’est extrêmement difficile d’en dégager un parce qu’il n’y a pas une compétition qui se ressemble même si ce sont les mêmes titres, chaque compétition est différente dans sa préparation dans ses contraintes, dans ses lieux, dans tout en fait. Chaque compétition est unique et pour moi tous ces souvenirs là sont à peu près sur la même strate.


3- 3. : Mais s’il n’y en avait qu’un à retenir ?

D.D. : Lors de ma dernière compétition à Sydney, j’ai pu en étant débarrassé de tout ce qui peut parasiter l’esprit au niveau de la peur de mal faire, les pressions inhérentes à une compétition, le poids d’une équipe, d’un pays, d’une fédération, d’un sport…, goûter à l’essence même de la compétition et ça c’est un moment extraordinaire. Je pense être arrivé à l’apogée du plaisir puisque j’avais le recul suffisant, les années, la philosophie suffisante pour apprécier à sa juste valeur la compétition au pur sens du terme. J’ai abordé cette compétition sans aucune pression, avec une sérénité incroyable, avec un plaisir fou et sans aucune ambiguïté sur une éventuelle défaite ou une éventuelle victoire, pour moi ce n’était plus important . Ce qui était important c’était de faire des combats, de rencontrer des adversaires et d’en rencontrer le plus possible. Je savais que c’était ma dernière compétition. Je vous assure que j’ai vécu ces jeux olympiques comme pourrait être un dîner de dégustation pour un gourmet, avec une multitude de plats aussi savoureux les uns que les autres. Ça c’est la quintessence du plaisir d’un athlète et d’un compétiteur, et je dis cela en toute humilité.


4- 4. : Vous avez réussi à accumuler ces nombreux titres suite à de longues heures d’entraînement, pourriez-vous nous expliquer comment s’organisaient vos journées à la veille d’une compétition ?

D.D. : C’est compliqué parce qu’il n’y a pas une préparation qui se ressemble. Tout dépend de la période dans laquelle on se place, si on se place juste avant la compétition le temps d’entraînement est de plus en plus faible parce qu’il faut avoir les ressources nécessaires énergétiquement pour être compétitif, mais en moyenne c’est selon les périodes, quatre à six heures d’entraînement par jour, ce qui est énorme.


5- 5. : Plus l’échéance du concours s’approche, plus le travail à l’entraînement est intensif ?

D.D. : Oui, c’est logique. Quand vous vous entraînez beaucoup, vous puisez dans vos ressources, dans votre combustible interne physiologique, et pour aborder une compétition dans les meilleures conditions, ça il faut le formater, le restructurer, recharger les accus. C’est pour cela que l’on fait des périodes d’entraînement très courte à la veille des compétitions mais qui sont plus accès sur l’explosivité, la rapidité, la vitesse. Pour tous les sports c’est quasiment la même chose. D.D. : Oui, c’est logique. Quand vous vous entraînez beaucoup, vous puisez dans vos ressources, dans votre combustible interne physiologique, et pour aborder une compétition dans les meilleures conditions, ça il faut le formater, le restructurer, recharger les accus. C’est pour cela que l’on fait des périodes d’entraînement très courte à la veille des compétitions mais qui sont plus accès sur l’explosivité, la rapidité, la vitesse. Pour tous les sports c’est quasiment la même chose.


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