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Monsieur Foot

Thierry Roland

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, Thierry Roland n’a pas commenté que des matches de football. Son rire, sa voix sont connus de tous, mais son parcours de commentateur sportif l’est un petit peu moins. Retour sur la carrière d’un célèbre commentateur du ballon rond…

 

16- S-A : Serait-ce cette reconnaissance du public qui vous a amené à l’écriture ? Rappelons que vous avez notamment publié vos mémoires dans "La balle au centre" ainsi que d’autres ouvrages en relation avec le football.

T.R : Vous savez quand on fait, quelque part, un peu la course en tête, on est sollicité, on vous demande. Moi, je ne suis pas un forçat surtout de l’écriture, parce que pour moi c’est difficile. Je n’ai pas la facilité pour. Mais lorsque l’on m’a demandé, j’ai essayé de faire le mieux possible.


17- S.A : "Les 1755 buts de la Coupe du Monde" est un premier livre du genre, à la fois livre et album. Il retrace chronologiquement l’histoire de la Coupe du Monde depuis ses débuts à nos jours.

T.R : Oui, j’ai fait ce livre pratiquement en même temps que "La balle au centre", avec un copain qui s’appelle Dominique Grimault. J’avais fait à peu près la même chose dans la "Fabuleuse Histoire de la Coupe du Monde", mais en moins complet. Là, nous avons voulu sortir les cent buts qui ont marqué la Coupe du Monde, tout en racontant les autres. Ce livre a eu un certain succès auprès des amateurs qui ont apprécié la démarche.


18- S-A : Si vous ne deviez retenir que deux noms (journalistes ou sportifs) qui vous ont marqué dans votre vie de journaliste, ce serait lesquels ?

T.R : Ça c’est difficile, parce qu’on ne peut pas mélanger les journalistes et les joueurs. Pour les joueurs, il y en a un qui, pour moi, est au-dessus du lot: c’est Pelé. Derrière il y en a une brochette qui ne sont pas loin, mais qui sont un peu derrière à mon avis : Cruyff, Platini, Beckenbauer, Yashin, Pushka. Tous ceux qui sont toujours cités parmi les grands. Il y en a un qui est aussi cité parmi les grands mais que je ne mets pas à dessein, c’est Maradona, parce que je n’aime pas trop le personnage. Je trouve que c’est un super joueur de football, mais au point de vue homme, ce n’est pas l’idée que je me fais du champion. C’est pour ça que je ne le cite pas.


19- S-A : Peu de gens le savent mais vous avez aussi une véritable passion pour les chevaux. Pouvez-vous nous en parler ?

T.R : Oh, oui, bien sûr. Les chevaux, c’est une passion d’enfance. Je suis allé aux courses avec des copains depuis fort longtemps, je devais avoir une douzaine d’années lorsque je suis allé pour la première fois dans un hippodrome. Je trouve que l’ambiance des courses, c’est une ambiance sportive d’abord, une ambiance que j’aime, et puis, le cheval est un animal d’une noblesse extrême. L’effort des chevaux en course, l’effort des jockeys, … je suis content de voir qu’aujourd’hui, les jockeys sont considérés comme des champions à part entière car ça n’a pas toujours été le cas. C’est vrai que j’adore l’ambiance des courses, en dehors de l’aspect jeu d’une course de chevaux, c’est agréable quand il fait beau, et même moins beau, d’aller passer une après-midi au grand air et d’assister à sept ou huit courses avec des champions de la race animale et de la race humaine qui s’affrontent.


20- S-A : Le 16 mai 2000, Jacques Chirac vous remet la croix de la légion d’honneur. Récompense avec un grand R pour votre carrière de commentateur. Est-ce votre plus beau souvenir ?

T.R : Oui, c’est un très beau souvenir. Vous savez, en principe quand on vous remet la Légion d’honneur, on vous annonce qu’on va vous la remette, parce qu’il faut que vous répondiez que vous acceptez. En général, ce sont des hommes comme des ministres, ou d’autres qui ont des fonctions importantes, qui vous la proposent. On me l’avait déjà proposé deux fois auparavant, et deux fois je n’avais pas donné suite. J’avais refusé parce que j’estimais que je n’avais pas du tout à la recevoir. J’avais déjà la chance de faire ce métier mais je ne méritais pas la Légion d’honneur pour autant ! Je faisais du mieux que je pouvais et puis c’est tout. Et vers la fin de l’année 1999 et au début de l’année 2000, j’ai reçu une lettre du Président de la République, que je connais un petit peu, qui me disait : « J’ai décidé que… ». Alors là, quand il dit ça, on ne peut qu’accepter. J’étais à la fois très touché et ému, car en plus il nous l’a remise en même temps, à Jean-Michel et à moi. Cela symbolisait un peu notre union, ça prouvait qu’on n’était pas si nuls que ça. Evidemment ça m’a beaucoup ému, je suis un petit peu "grande gueule", mais quand on se retrouve à l’Elysée, devant le Président de la République, qui vous parle et qui vous remet l’insigne, on ne fait pas trop le mariole !


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