Offre d emploi sportConsulter offre d emploisport emploiEmploi et formationOffre d emploi - autre ressourcesemploi sport service

Monsieur Foot

Thierry Roland

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, Thierry Roland n’a pas commenté que des matches de football. Son rire, sa voix sont connus de tous, mais son parcours de commentateur sportif l’est un petit peu moins. Retour sur la carrière d’un célèbre commentateur du ballon rond…

 

6- S-A : Vous avez débuté dans le journalisme sportif en assistant régulièrement à des émissions radiophoniques du Poste Parisien. Pensez-vous aujourd’hui qu’ un jeune passionné de sport peut commencer dans ce milieu, comme vous il y a … quelques années (près de cinquante ans) de la même manière ?

T.R : Malheureusement, je crois qu’aujourd’hui c’est quand même beaucoup plus difficile. A cette époque-là, c’était l’époque où un patron , qui était en l’occurrence Georges Briquet, pouvait décider lui-même ce qu’il allait faire dans son service. Alors qu’aujourd’hui, il faut passer par beaucoup de fourches caudines. Oui, je crois vraiment que c’est beaucoup plus difficile.


7- S-A : Vous souvenez-vous du premier événement sportif que vous avez couvert pour la radio ?

T.R : Je me souviens de la première chose que j’ai faite, où je suis sorti de Paris. C’était une épreuve cycliste un peu avant le Tour de France : le Tour de l’Oise. Ce n’était pas une grande épreuve mais c’était une épreuve importante. A l’époque, le Tour de France se faisait par équipes nationales et régionales, ce n’était pas les marques qui étaient au départ du Tour. Il y avait un garçon, qui a fait une belle carrière, qui s’appelait Jean Stablinski. Il jouait plus ou moins sa place dans le Tour de l’Oise, pour être en équipe de France. Je me souviens qu’il avait gagné le Tour de l’Oise et qu’il était entré en équipe de France comme ça.


8- S-A : C’est l’événement le plus marquant que vous avez eu à couvrir au début ?

T.R : C’est un de ceux dont je me souviens au tout début


9- S-A : Et pour la télévision ?

T.R : Pour la télévision, c’est pareil. Je ne me souviens pas exactement du plus important, mais je me souviens que Raymond Marcillac qui était mon patron, m’avait envoyé à la Coupe du monde de 1962 au Chili, parce que Jean Quittard était malheureusement décédé cette année-là suite à un grave accident de la route, sur le Tour de France de l’année précédente, et dont il ne s’était jamais vraiment remis. Donc, on m’a envoyé sans doute parce que j’avais l’avantage sur les autres de parler l’anglais et un peu l’espagnol. Pour la télévision, c’est l’événement dont je me souviens.


10- S-A : Dans quel état d’esprit étiez-vous ?

T.R : J’étais excité comme une puce. En 1962, j’avais vingt-cinq ans, c’était un cadeau du bon dieu, vraiment.


1 1 2 3 4 5 5
<< Sommaire interview