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Le nouveau Géant des mers (1ère partie)
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Michel Desjoyeaux
Route du Rhum 2002 : objectif atteint, et même plus qu'atteint puisque Michel Desjoyeaux s'est imposé en tête de la compétition. Parti avec un bateau tout neuf, et ne figurant pas sur la liste des favoris, il a réussi à s'imposer dans une des plus grandes courses d'Europe. Une victoire bien méritée pour Mich' Desj', passionné de longue date puisque tout petit déjà il avait les pieds dans l'eau.
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| 11- 11- Avez-vous vécu cette victoire très différemment de celle du Vendée Globe ? |
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Ce n'est pas très différent sinon que le type de navigation est beaucoup plus stressant sur les multicoques mais, heureusement, ça ne dure pas 93 jours. J'aurais refusé de partir faire le Vendée Globe en multicoque. Les
conditions sont trop difficiles, pendant trop longtemps.
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| 12- 12- Vous avez maintenant gagné les deux courses les plus médiatisées en France, quelle est la suite du programme ? |
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Avec Géant, le programme s'étale sur plusieurs années, jusqu'à fin 2005. La Route du Rhum, c'était la première course du bateau, ça s'est très bien passé, puisqu'on a gagné et il se trouve qu'en plus, c'est une course qui est un peu le tracteur de tout le système. Il nous attend, dès 2003, la saison complète avec des courses en équipage, des grands prix, des courses au large et une course en double en fin d'année. Ça me passionne tout autant de faire ces courses-là, même si, en terme de visibilité médiatique, le Rhum est au-dessus du lot. J'attends avec impatience de pouvoir retrouver Géant, sur les grands prix en équipage, mené à 100% contre d'autres bateaux eux aussi menés à 100%. On sait que l'on va faire de la Régate avec beaucoup de gestion de crise, avec des bateaux adaptés à la course au large et en équipage autour de trois bouées. La saison s'annonce tout aussi dure à gagner que la Route du Rhum, mais l'objectif principal c'est déjà de participer. On verra quel résultat on peut mettre derrière après.
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| 13- 13- Que peut-on vous souhaiter pour la saison 2003 ? |
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De continuer à prendre du plaisir et faire un très beau métier avec de superbes machines. Et de faire rêver les gens. Moi je n'ai qu'une hâte, c'est de retrouver Géant en équipe, de bien m'amuser avec et de faire marcher non seulement un magnifique bateau, mais aussi une équipe, et ce n'est pas simple du tout.
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| 14- 14- Vous avez participé à la construction de Géant et dites-le considérer un peu comme votre « bébé », vous avez ainsi pu le connaître sous tous ses angles. Ça a été un atout pour vous ? |
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La plupart des skippers sont aussi des pilotes d'essais et sont aussi passionnés par la technologie. Ils s'investissent beaucoup dans la construction d'un bateau neuf et dans leur projet techniquement, donc je ne pense pas que ce soit déterminant non plus. En ce qui me concerne, ça m'a permis de gagner du temps, tout simplement parce que je savais pourquoi il était conçu et construit comme ça. On connaît le mode d'emploi avant même de s'y atteler. Après de toute façon, il reste une part de maîtrise du support et de gestion de course, ce sont beaucoup de choses qui se télescopent un peu les unes aux autres.
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| 15- 15- Lentement mais sûrement ou « rien ne sert de courir, il faut partir à point », c'est un peu sous cet angle que vous avez abordé et effectué la course ? |
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C'est un peu le lièvre et la tortue si l'on veut. Cela dit, on a eu des conditions exceptionnelles et personne ne s'attendait à ce qu'il y ait autant de casse. En ce qui me concerne, j'avais fait une croix sur quelque résultat sportif que ce soit, sinon d'essayer d'aller de l'autre côté. Aujourd'hui, je peux parler ainsi parce que je suis passé, mais j'aurais pu avoir les mêmes problèmes que d'autres, et ne pas passer. Mais je pense qu'on a toujours essayé d'avancer, que ce soit dans la préparation du bateau ou dans la course, on a accepté de ralentir, on a cédé devant les embûches qu'il y avait sur la piste, mais je ne saurais dire s'il y a une méthode à ressortir de cette course.
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