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Interview de Richard Gay

Richard Gay

Médaillé de bronze en Bosses à Salt Lake City, Richard Gay a remporté en mars 2002 la Coupe du Monde de ski de Bosses 2001-2002.

 

1- Comment êtes-vous devenu skieur professionnel?

Je suis déjà devenu skieur parce que j’ai toujours habité dans la région de Haute-Savoie ; je suis né à Chamonix et j’ai toujours gravité autour de cette région. J’habite depuis quelques années à Megève. J’ai commencé le ski à l’âge de cinq ans, puis naturellement, suivant mon envie, je suis rentré dans les différents Clubs des Sport entre Saint Gervais et Megève. Je faisais du ski alpin à ce moment là. L’élément vraiment déclencheur, dans le fait que je passe au ski de bosses, a eu lieu quand je suis allé voir les Jeux Olympiques de 1992, à Albertville : à ce moment là je me suis dit que c’était quelque chose qui me plaisait, et que j’allais me lancer là dedans. Depuis Albertville j’ai intégré la section ski de bosse de Megève, et de fil en aiguille, le club de Megève, le comité Mont Blanc, l’équipe de France, et puis voilà où j’en suis aujourd’hui.


2- Qu’est-ce qui vous plait spécialement dans le ski de bosses ?

C’est surtout le moyen de s’exprimer sur des skis qui me convenait vraiment à ce moment là. Il y avait beaucoup de plaisir… C’était plus « l’éclate » que ce que je pouvais faire en ski alpin.


3- On peut parler de « sport spectacle » ?

Ha oui, beaucoup. C’est très spectaculaire déjà à voir, et puis, à pratiquer, c’est beaucoup plus ludique que ce que pouvait être le ski alpin.


4- Quelle formation avez-vous donc suivie ? Comment cela se passe t-il dans ce type de sport ?

Dans ce sport comme dans tous les autres sports qui gravitent autour du ski, on rentre déjà dans un club des sports, où l’on suit des entraînements d’hiver et puis, à partir d’un certain moment, les entraînements d’été sur les glaciers. Les entraînements sont physiques, et aussi sur la neige. Puis, une fois qu’on a passé un certain niveau au sein du Club des Sports, on intègre un Comité Régional, qui pour moi était le Comité du Mont Blanc ; là, c’est pareil, on s’entraîne avec d’autres personnes de notre région, et on fait exclusivement à ce moment là des stages de ski, où la pratique du ski se fait dans les bosses, et un peu à côté des bosses pour travailler aussi la technique. De par les résultats que j’ai pu avoir à ce moment là sur certaines compétitions, nationales et internationales (la coupe d’Europe), j’ai gagné.. je dirais… la confiance des entraîneurs nationaux et c’est à ce moment là, en 1995, que je suis entré en équipe de France. A ce moment là, on rentre vraiment dans une machine où l’on devient un vrai professionnel ; ça devient une occupation à quasiment 100% du temps puisqu’on s’entraîne à peu près dix mois sur douze. On passe d’entraînement physique à entraînement sur les skis, préparation mentale, toutes ces choses là : on rentre vraiment dans un système où l’on ne vit plus que pour ça.


5- Justement, comment se passe le fait d’avoir fait de votre passion votre profession ?

Je le vis très bien. C’était mon souhait ; quand j’ai commencé à faire ce sport là, je me suis demandé pourquoi ne pas en faire mon travail, puisque c’est vrai qu’il y a moyen aujourd’hui de gagner un petit peu sa vie avec le ski, ou le sport en général. Je me suis donc dit que j’allais essayer. De par les résultats que j’ai pu avoir, j’ai atteint l’équipe de France, et puis à ce moment là il y a certains… partenaires qui commencent à entrer en jeu, à donner un peu d’argent à droite à gauche, et maintenant je vis de ça.


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